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Charlotte Boizet

 

Poèmes

 

 

La leçon devinée

Nos pas sont marqués, la brume les parcourt

La possibilité d’en faire récit tournoie

S’impose et prouve

Qu’il faut attendre encore

 

 

Le petit homme jouit son ombre

 

 

M’écrase sur le premier tra

Vers il rit de moi dé

Couvre sous la jupe des ports

Passent les odeurs anciennes

 

Les jambes courtes les mi

Ennes l’alarment

L’image et la raison adultes

Ancrées jusqu’au rêve

 

 

Bouche close et œil repu

Même un corps

Les décors du monde changent

Tu chiffonnes

 

Ton amour allié

A tes côtés repose

Point ne transmets

Tes pensées au cœur rose

 

Dis-tu, exténuée

Morte à tout fébrile

Nausée à plat

Femme heureuse pensée

 

 

Sauvée sanctifiée

Unique limpide

Née condamnée

Meurtrie changée

Personnalité du doute

Nulle part n’encontre

Attaques chéries

Criée au vide

Ignore endormie

La seule omise

Personnalité que coûte

 

 

Que sera demain le ciel

Et notre temps retrouvé ?

 

Quel qu’il soit

Au prix de ces sensations brèves

 

Le bonheur de l’approcher toujours

Un absolu existe, il s’appelle

 

Ne s’achète pas mais fixe les prix

De ces secondes offertes à la vie

 

 

Mon âme brandie

Recouvre la femme

Découvre un amour imprécis

 

 

Voyez pigeon ensemencer

Pigeonne être prise

Entre 12 et 13 Alexandre

Sous les attentions de la bruine

 

Vivez ce goût encore

Ce soir l’amant courtise

Il parle d’amour l’arbre isolé

Vous retrouve oiseau associé

 

 

Emmène, d’un jour l’autre,

Les fruits du temps concerté

Qu’on vide sur la table

Et remplit le jour d’après

 

Les verse de nouveau, les récite fragile

Y plonge la main

N’y découvre rien

Que papiers et sortes d’amours faits :

 

Livre resté clos et souches humides

Adresses vulnérables, raturées

Rouge, rouge sombre, rouge vif

Un téléphone : des paroles liquéfiées

 

 

Cet homme, une autre possibilité.

Rien n’est qui n’invite à changer

Tout contre toi s’ouvre la nouvelle scène

 

Façon que tu as, attrapes mon bras, gestes brefs

Enroules t’imposes, pourrais-je t’aimer ?

Comme continuer sans penser à ce qui ne sera pas

 

 

La plante petite du coin posé

Pleure mon absence puis la fête

Elle en offre l’image du moins

Ce qui conduit au même

 

 

Prendre, se laisser prendre et traiter par le plaisir

Engager l’offrande entière

Croire que voici

 

 

Désir d’unicité

Souvenance d’une angélique fortune

Mais ressacs de la mer libre

Qui couvre et se partage,

Il faut conclure

 

 

Une petite fille ces jeunes

Gens je comprends

Qu’il est possible

D’être plus tôt encore