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Bertrand
Degott
Suites
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Le
violoncelle est seul sous les voûtes
pour
interpréter les suites de Bach
on
n’entend que lui mais je vous écoute
racler
de l’archet dans mon ventre — et toute
l’église
aspire à votre souffle épars.
*
Vous
désirer ? — non, mais doucement luire
pareil
à ce bois verni du luthier
ou
comme un archet me laisser conduire
que
votre parole et vous puissiez bruire
et
de moi l’oubli se refaire entier.
*
Un
dernier soleil rougit la verrière
on
pense approcher d’une éternité
que
fait la musique avec la lumière
et
tel l’ombre allant de pierres en pierre
vous
rencontrer pour sitôt vous quitter.
*
La
dernière suite avant le silence
il
y a longtemps tout ça fut écrit
sous
votre dictée... l’archet s’en balance
mais
du mouvement créé par sa danse
voudrez-vous
plus proche étourdir mes cris ?
*
Mouvement
d’amour ou de solitude
(quand
je pense à vous c’est éperdument)
arpèges
de vie — mourir ne m’est rude
qu’autant
que j’aurai, délaissant l’étude
omis
d’être avant tout votre instrument.
21.9.08
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