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Biographie de François-Xaxier Maigre

Né en 1982 à Saintes, en Charente maritime. Marié, père de deux enfants.

Après des études de droit puis de journalisme, est devenu journaliste au quotidien La Croix.

Inspirée par l'exemple de Roland Nadaus et la lecture de Saint-Pol-Roux, Gilles Baudry ou Gérard Bocholier, son écriture manifeste une exigeante tension vers l’intériorité, l’écoute et la contemplation. 

A ses yeux, la parole ne doit pas tourner sur elle-même, mais servir un mystère qui la dépasse, viser quelque chose de plus grand qu’elle. 

Parallèlement, François-Xavier Maigre a longtemps été passionné de musique ; trois disques de chanson parus, de nombreux concerts… 

 


Blog : http://www.fxmaigre.blogspot.com


Poèmes publiés en revues

  • Le capital des mots n°17

  • L'inédit nouveau n°232

  • Comme en poésie n° 39

  • Revue Arpa n°97 

  • Comme en poésie n° 40 

  • Esprits poétiques n°2 

  • Ici&Là n°12 

  • Comme en poésie n°41

  • Les Cahiers du Sens (2010, éditions le Nouvel Athanor)

  • Voix d'encre (à paraître cet automne)


Poèmes publiés en anthologies

365 méditations sur les chemins de la Bretagne sacrée

(Presses de la Renaissance, 2009)


Disques

Des crocodiles et des rêveurs (Médiaphorie, 2004)

La saison morte (autoproduction, 2005)

La pêche à la lune (autoproduction, 2007)

 

 
François-Xavier Maigre
Poèmes

 

Le vieil homme parlait peu

 

A l'aube, on l'entendait prier

derrière l'embrasure d'une porte

dans une langue inconnue

 

Puis il avalait son café

passant sa main calleuse

sur nos cheveux

avant de disparaître dans l'allée.

 

Ce n'est que bien plus tard

au parfum des braises

répandu par le poêle

 

Qu'on le voyait rentrer

le geste lourd

et les pas chargés de nuit.

 

                        *

 

Dans l'ocre du Levant

 

je n'emporte rien

 

qu'une poignée d'air

 

et de joie captive.

 

                        *

 

A la lisière de l'orage
où l'ombre des feuillages
affole les passants

Le blanc des lampadaires
a scellé nos pas
dans la poigne du vent.

                        *

 


Au loin

on devinait presque

 

le souffle concerté des hirondelles

j’avais fendu la nuit

 

qui me tournait le dos

enfreint la pierre humide des cours

 

dans la stupeur des sauges

ivre d’un départ

 

qui n’aurait pas lieu.

 

                        *

 

Je rêve

 

une parole

jaillie de l’alcôve

arrachée au tréfonds des nuits

 

une parole que le plomb

ne ferait qu’effleurer.

 

                        *

 

Voici venir le temps du marbre

et de l'immobilité

ce temps n'est pas le mien

 

Patience, patience

me dit le vent

 

Je sais, je sais…

 

Nous revoilà

tous les deux

avec nos caresses infidèles

et nos éternelles

querelles.

 

                        *

 

 

 

 

 

 

 

Quand l’âge mûr

sera sur toi

 

tu seras familier

de presque tout

 

mais sauras-tu

reconnaître encore

 

l’aile des anges

qui bordent la route ?

 

                        *

 

Les bras d’un merisier

dérobent mon poème

au temps qui l’a vu naître

 

maintenant

 

mes doigts

comblent les blancs

 

dans le secret

des ombres.

 

                        *

 

J’ai longtemps détesté les dimanches

 

je les tuais en écrivant

je les piétinais sans savoir

 

aujourd’hui

 

je te regarde grandir

et le temps nous manque.

 

                        *