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Sommaire général de la revue - Archives - Le blog - Nous écrire- 


Revue en ligne de littérature et de critique, "Le Nouveau recueil" publie des textes de création et des essais critiques. Fondée en 1984, sous le titre "Recueil", rebaptisée "Le Nouveau recueil" en 1995, ce fut d'abord une revue "papier publiée trimestriellement par les éditions Champ vallon à Seyssel auprès desquelles il est toujours possible de se procurer d'anciens numéros. ).
L'édition électronique qui a pris la relève de la revue papier en mai 2008 s'accompagne d'un blog qui propose en général des articles critiques courts et qui tient les lecteurs régulièrement informés des parutions et des mises à jour nouvelles. Des archives sont peu à peu introduites sur le site.

Le nouveau recueil est dirigé par Jean-Michel Maulpoix.



Dernières publications

alain Duault
par Alain Duault

"En fait, je ne voulais pas t’écrire car je ne t’aime pas.
Pourtant, tout compte fait, il me semble que nous avons des choses à nous dire : nous avons depuis longtemps trop souvent cheminé de conserve pour feindre l’indifférence !
Tu te souviens, j’en suis sûr, de nos premières rencontres : c’était dans le bel enclos paroissial de Ploumiliau, en Bretagne. Tu étais, tu es toujours cette effigie de granit debout, rêve de pierre incarné, ton squelette vivant et ta faux à la main, prête sans doute à grimper dans ta charrette et à arpenter les chemins creux à la rencontre de… On t’appelait, on t’appelle l’Ankou."(...)
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Morillon

par Alain Duault

Note de lecture sur Poéclats (Caprice avec des ruines) de Martine Morillon-Carreau (Editinter, 2015)

Etrange livre, qui montre et se cache, qui fait semblant de jouer alors qu’il est dans le dévoilement intime, mais qui avoue au détour de quelques vers : « Le jeu était / – vain jeu de glaces avec / l’air tremblé de l’été – / un rêve un vertige ». Tout est dit.
Dans ce balcon en forêt (la forêt des mots bien sûr), Martine Morillon-Carreau semble jouer avec les infinis miroitements de l’œuvre de Julien Gracq et prétend ne livrer au lecteur que ce « caprice »… Mais le lecteur ne se laisse pas prendre à ce faux-semblant qui dit le vrai en semblant faux, en ne semblant qu’un jeu oulipien avec les traces écrites d’une œuvre aimée. Martine Morillon-Carreau ne nous leurre ni ne se leurre, ce leurre fût-il doux qui dit la douleur d’aimer et d’attendre la réponse. (Lire la suite...)

la visite

par Jacques Sicard


"Œuvre à visée posthume en ce que destinée à être projetée après le décès de son auteur entré en vieillesse, La Visite, ou Mémoires et Confessions, nourrit un projet anthume par le mouvement à rebours imprimé à la confession, par la marmoréenne frontalité photographique qui en est le pendant physique (et atténue le caractère indigeste de son contenu mystico-nationaliste), par le "Je m'éclipse" qu'Oliveira profère, initiant la rétroversion finale au noir (...)"

nature
« Juste de vie, juste de voix »
Éthique et joie dans la poésie de Philippe Jaccottet

par Quentin Biasiolo

"Pour Jaccottet,  la nature n'a rien d'un objet, elle n'a rien d'une chose à laquelle nous ferions face – et encore moins dans une position de domination. Bien au contraire, la nature est à penser selon la catégorie toute particulière du don. Elle est ainsi – à l'image, sinon d'une offrande, du moins d'un cadeau – ce qui s'offre à nous, et qu'il s'agit de comprendre(...)"


Jaccottet
par Ludivine Moulière

"Si la critique s’est attardée à de multiples reprises sur le rapport de Philippe Jaccottet au paysage, face riante de l’espace, l’expeérience de la spatialité elle-même n’a encore jamais été interrogée. Or, il existe, dans la poésie de Jaccottet, une face plus cachée et plus inquiétante de cette relation à l'é́tendue, qui transparaît notamment dans le dernier récit de rêve rapporté dans les carnets de la Semaison, et pour la première fois nommé non plus « rêve », comme à l’accoutumé, mais « Cauchemar » (...)" (Lire la suite)

Cemetery
par Jacques Sicard

"Dans les yeux d’Apichatpong Weerasethakul, l’homme-femme est un être spirituel. Rien d’autre. À l’intérieur de ses limites corporelles que réfléchissent les miroirs et que fixent les photographies comme autant de mensonges, rêves et cauchemars souverains se partagent un territoire d’âme non cartographié. Rêves et cauchemars de veille et de sommeil qui hors du temps s’étendent vite aux mesures d’un empire. Un fond d’indicible repos alimente l’énergie passionnelle nécessaire à leurs évanescentes formes épiques."(...) Lire la suite

Mario Benedetti
Poèmes. (Présentation et traduction de l'italien par Jean-Charles Vegliante).

"Le livre de poèmes de Mario Benedetti, paru en 2013 chez Mondadori, Nel silenzio del fiato, confirme la maîtrise et l’originalité de cette voix dans l’ensemble du monde littéraire italien. Une qualité rare de Benedetti est, dans le lyrisme comme dans la réflexion sur son propre arrière-pays poétique (Matériaux d’une identité, 2010), son refus du bavardage, sa discrétion : non pas solitaire mais toujours prête à la rencontre (ses textes sont parfois mis en musique), accueillante pour les plus jeunes, en un temps difficile où il vaut mieux multiplier les occasions de paraître et d’intervenir médiatiquement sur des sujets divers, bien en accord avec l’habileté éclectique de certains polygraphes de doxa pré- et post-berlusconienne (fort bien accueillis en France). (...) Lire la suite

Fernando Pessoa
par Arnaud Baignot

"S’inventer autre permet à Fernando Pessoa d’exorciser, de vivre, ou du moins d’exprimer, d’affirmer, toutes les virtualités d’êtres contradictoires et frustrés qui parlent en lui ; de se vivre lui-même comme un autre, pour se vivre tout entier ; mieux, pour se réaliser dans tous les sens du terme, car Pessoa est un poète en creux, à la recherche de lui-même."

(Nous proposons ici régulièrement de relire des textes publiés il y a quelques mois dans Le Nouveau recueil.)

Jacques Rivette
par Jacques Sicard.

"Ce qui compte dans ces films, c'est le son. Produit par la suite ininterrompue des plans-séquences, comme sans fin le noir s'ajoute à lui-même. Produit par le temps. À travers les dialogues et les décors, les situations, les répétitions en leurs variantes, le lacis des trajectoires, l'interchangeabilité des rôles, la distance des acteurs aux rôles, etc. "


(extrait)

Marina Skalova est responsable de la rédaction francophone de la revue suisse Viceversa Littérature, traductrice littéraire de l´allemand et du russe, et auteure. Après Amarres, un premier texte en prose, elle termine actuellement un recueil de poésie, en français et en allemand, dont des extraits sont parus dans l´anthologie germanophone Lyrik von Jetzt 3. Certains de ces textes ont été publiés dans les revues Remue.net, Libr. Critique, Ce qui reste, Créatures, Méninges, Recours au poème et Le capital des mots.

Laurent Grison est poète, essayiste et historien de l’art. Il travaille régulièrement avec des plasticiens et des musiciens. Il a récemment publié (depuis 2013) : Anacoluthe (Ed. Apeiron, 2015), Sol strié (Tardigradéditions, 2015) ; La langue de l’entrelacs et Vers l’hors-dans (Éd. Coco Téxèdre, 2015) ; Le Tombeau de Georges Perec (Ed. La Porte, 2015) ; Lumière si loinTerrefort (Ed. des Cent regards, 2014) ; La Pie funambule et PaysageInitiale convergence & Insaisissable (Éd. La Petite Fabrique, 2014) ; Robinson dans les villes (Ed. Atelier Baie, 2013) ; Vois des astres le détour (Lucie Ed., 2013).
(Ed. Transignum, 2015) ;


Publications récentes





dernière mise à jour le 25 août 2016